Lundi 30 novembre 2009
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Aujourd'hui, article écrit suite à la si gentille proposition de
Brigitte LASCOMBE qui dans son blog, nous offre l'opportunité
de raconter une histoire vécue en lien avec un arbre. Quelle
merveilleuse idée en ce début d'Avent que de permettre une
inter activité entre blogs grâce à Brigitte toujours si enthousiaste !
MERCI à elle et à tous les blogueurs qui partagent ainsi une partie de
leur vie bien réelle.
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Je vous parle d'un temps de mes moins de vingt ans que je vais tenter
de renaître.
Nous habitions à Besançon dans le Doubs et à l'approche de l'été, nous
rendions non loin des Grottes d'Osselle dans un chalet de bois
au bord du Doubs, rivière à pêche et baignade dans ces endroits.
Dès que nous prenions une des deux barques familiales, à quatre sur
celle-ci, le mot pêche à la ligne nous réjouissait ! Quelques coups de rames et nous retrouvions ce fameux saule-pleureur à l'âge canonique.
Ses longues et larges branches nous ombrageaient à souhait !
Alors, chacun, muni de sa petite canne, une petite boite d'asticots roses
entre deux, se devait de jongler avec le lancer du fil plombé.
Et bien évidemment, la coordination de ces lignes posait bien trop souvent problème non pas épineux mais feuillu !
Que d'hameçons décoraient ce cher saule-pleureur qui paraissait plus rieur et pêcheur que pleureur à ces instants.
(A la fin de la saison de pêche, les pêcheurs adultes, décrochaient avec patience et souvent éclats de rires, nos lancers d'amateurs de ligne à branches "accessoirant" d'hameçons cet arbre qui
semblait ne point nous en tenir rigueur !)
Lorsque l'heure du goûter sonnait, la pêche familiale s'achevait.
Alors, très souvent, j'en profitais pour prendre une barque et aller
me promener, en osmose totale avec l'eau, cette rivière qui me délassait à chaque coup de rame. La compagnie de canards non loin de moi, naviguer également entre ces nénuphars au jaune d'or
étincelant sous les rais du soleil me rassérénait. Alors, il était grand temps d'accoster après ces promenades festives pour moi.
Je repassais saluer une dernière fois pour ce jour mon ami saule-pleureur et le remerciait d'être LUI !
Puis, je rejoignais ma mère et toutes deux, nous allions préparer la friture pêchée malgré nos mésaventures dans ce petit coin aménagé tout spécialement et de manière fort fonctionnelle bien que
sommaire au nettoyage des poissons ! Fritures d'ablettes et de goujons, tout en chansons en ressortaient, prêts à plonger dans l'huile qui leur était destinée !
Ecrit par Olfactivia
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